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Entretien avec Carène Nathan, élève à l’Oulpan Lavi

par | 4 février 2022 | Blog, Connaissez-vous ... ?

Qui es-tu ?

Je m’appelle Carène, j’ai 42 ans, je suis mariée, j’ai deux enfants et je travaille en tant qu’assistante médicale dans un cabinet de chirurgie esthétique. J’apprends l’hébreu depuis mai 2020, avec l’Oulpan Lavi.

Qu’est-ce qui t’à donné envie d’apprendre l’hébreu ?

J’avais commencé quand j’avais 19 ans, et puis les cours se sont subitement arrêtés.

L’envie m’est revenue en plein covid. Le frère d’une amie est tombé malade et je souhaitais participer à la chaîne de prières, les tehilim. C’était frustrant de lire les prières en phonétique. J’ai eu envie d’apprendre l’hébreu pour pouvoir lire et comprendre ce que je priais. Et puis je me suis prise au jeu.

J’ai également un lien très affectif et particulier avec Israël car j’ai rencontré mon mari  là-bas.

Quel est ton rapport à la langue hébreu ?

Il y a plus de 28 ans, j’étais en Israël. j’entendais parler hébreu et je ressentais quelque chose à l’intérieur de moi, une sensation particulière, je dirais historique et profonde, qui m’est propre. J’ai toujours eu envie de me familiariser davantage avec cette langue. Et finalement, en apprenant l’hébreu qu’il soit moderne ou pas, je suis en mesure de le lire. 

Je lis doucement, certes et même si les prières sont chantées, j’arrive à suivre les phrases et à lire dans mon livre de prière ! Je lis de mieux en mieux et c’est une frustration de ne pas pouvoir aller en Israël pour pratiquer l’hébreu au quotidien.

Qui est ton/ta prof et que pourrais-tu dire des cours ?

Je suis les cours depuis le début avec Shai qui a une pédagogie et une façon d’approcher la langue hors du commun, propre à elle. Elle a un univers fascinant, j’aime beaucoup la façon dont elle procède.

Pour vous donner un exemple, il y avait une autre élève qui comptait en français. Tout doucement, Shai se met à compter à côté d’elle en hébreu. Elle intègre la connaissance et l’apprentissage, comme une routine, pour que ça nous devienne familier et que petit à petit, l’hébreu se substitue au français. 

J’aimais déjà cette langue mais alors, grâce à elle, j’en suis dingue. 

Pareil pendant les cours, on ne perd pas de temps à corriger les devoirs. Elle le fait individuellement, si bien que pendant le cours, on va à l’essentiel. L’heure et demie d’Oulpan chaque semaine est ma petite récréation. C’est même bien au-delà de ma récré. Même pendant les vacances ou quand je suis malade, je vais à mes cours d’hébreu ! 

Et puis on rigole, on partage des choses, j’ai fait des rencontres très sympas…

Ton mot favori en hébreu ?

Sababa. La sonorité me fait marrer. C’est même devenu mon truc dans la classe. L’autre fois, j’étais à La Rochelle et je vois un restaurant qui s’appelle Sababa. J’ai tout de suite pris une photo et l’ai partagé dans le groupe whatsapp de la classe. 

Et ton mari apprend avec toi ? 

Non, mais il est très impressionné par mon parcours. Je parle plusieurs langues alors pour lui c’était une évidence, mais en réalité, l’hébreu n’est pas si simple que ça. C’est une langue riche certes, mais pas autant que le français. 

Un conseil à donner aux autres élèves de l’Oulpan ?

Honnêtement, je bosse quand même pas mal à côté, je suis exigeante. Donc pour moi c’est jamais assez. Je fais mes devoirs, je recopie mes cours, je repasse mes cours et surtout, je visionne de nouveau le cours. Pendant le cours tu ne peux pas tout noter, alors j’aime bien revoir l’enregistrement du cours et ré-écrire mes notes au propre. J’en suis à mon troisième cahier !

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