Le documentaire Holding Liat de Brendan Kramer nous invite à plonger dans le quotidien de la famille de Liat, kidnappée le 7 octobre 2023 au Kibbutz Nir Oz. Le film a reçu le prix du meilleur documentaire à la Berlinale 2025 et est nommé dans une dizaine de festivals internationaux.
Une mobilisation internationale pour faire libérer Liat
Quelques semaines après le 7 octobre, des cinéastes proches de la famille filment les proches de Liat (Chaya et Yehuda ses parents, un de ses fils survivant des attaques et sa soeur) afin de documenter leur lutte quotidienne et leur combat pour la faire libérer, elle et son mari Aviv.
Pour faire face à ce sentiment d’impuissance, le père et le fils de Liat se rendent aux Etats-Unis avec une délégation de familles d’otages. La sœur de Liat, qui vit aux Etats-Unis au moment du tournage, les accompagne. Les rencontres avec les membres du Congrès américain, les responsables politiques, la communauté juive locale et les médias se multiplient. Leur objectif est clair : sensibiliser l’opinion dans l’espoir d’influencer les décisions politiques, notamment celles de l’administration Biden, et obtenir la libération de tous les otages.
En parallèle, les échanges avec l’armée israélienne se succèdent, avec l’espoir d’entendre le nom de Liat sur la liste des otages libérés.
Colère, frustration, impression d’être instrumentalisé sont des sentiments qui viennent s’ajouter à la tristesse et à la souffrance de ne pas savoir où est Liat, et si elle est encore vivante. Un détail devient particulièrement symbolique : Liat a été enlevée sans ses lunettes de vue, alors comment voit-elle ?
Les tensions émergent également au sein de la famille, qui devient le microcosme de la société israélienne, fracturée par les horreurs.
Le retour de Liat
Dans la deuxième partie du documentaire, Liat est libérée et retrouve sa famille en Israël. Elle découvre que son mari, Aviv, membre de l’équipe de premiers secours du kibboutz, n’a pas survécu.
Le film redonne la parole aux concernées et propose un regard différent de celui relayé par les médias.
On peut être d’accord, ne pas être d’accord, et on peut aussi décider de mettre nos “opinions” de côté pour laisser place à l’écoute et l’empathie. Au-delà du récit d’un drame familial et sociétal, le documentaire porte un message de paix et de réconciliation.


